Secteur public : les enjeux
Le digital public porte une contrainte rare : il doit encore tenir dans cinq ou huit ans, sous une autre mandature et une autre équipe. Ce qui brille au lancement puis se dégrade ne rend pas service au citoyen. On conçoit l'inverse, un site qu'on reprend et fait vivre sans dépendre de ceux qui l'ont posé.
On connaît le terrain avant de coder.
Le parti pris part de là : ce digital sert tout le monde, et l'accessibilité RGAA tient lieu de seuil d'entrée. Un portail qu'une partie des usagers ne peut pas franchir a manqué sa mission. On code pour que la personne malvoyante, l'agent en guichet et l'habitant pressé aillent au bout de la même action.
Reste le cadre que vous connaissez : marché public, cahier des charges, deniers à justifier. On y répond sans jargon, on engage ce qu'on saura tenir, et on garde en tête le coût réel d'un service qui vivra des années, hébergement et reprises compris. La sobriété entre là, pour ne pas alourdir la facture publique.
Notre travail s'arrête avant de réinventer l'administration ou de tout numériser. On pose une brique fiable, accessible et reprenable, et on prévient quand un projet demande d'abord de remettre ses bases d'aplomb.