Une médina reconstruite à la main, à 4,6 hectares du centre
La Médina d'Agadir est née d'une décision rare : reconstruire ce que le séisme de 1960 avait effacé. La ville historique d'Agadir a disparu cette nuit-là, et avec elle la mémoire bâtie d'une partie du Souss. Sur un terrain à quelques kilomètres du centre, l'artiste-bâtisseur Coco Polizzi a entrepris en 1992 de redonner forme à cette mémoire. Pas une reconstitution muséale, pas un parc à thème : une médina vivante, à taille humaine, montée sur 4,6 hectares en pierre, terre crue et bois, selon les savoir-faire amazighs de la région.
Le site abrite aujourd'hui des ateliers d'artisanat (poterie, cuir, tissage, bois, ferronnerie) qui font tourner le lieu au quotidien. La visite n'est pas la consultation d'un patrimoine figé : on y traverse des cours, on y croise des artisans au travail, on y achète ce qui sort de leurs mains. Le statut du site est singulier, à la croisée du patrimoine, de la création contemporaine et de l'économie touristique de la région d'Agadir.
La Société de Développement Régional du Tourisme Souss-Massa, qui exploite le site, a confié à Digitz la création du site internet officiel. Le cahier des charges tenait en deux exigences tenues ensemble : porter la vitrine digitale d'un lieu qui ne ressemble à aucun autre, et ouvrir la billetterie d'accès en ligne pour que le visiteur puisse réserver sa venue avant d'arriver. Une vitrine et une boutique, sur la même plateforme, pilotées par une équipe locale.